liaison structurelle quilles-coque

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pierre56

Messagepar pierre56 » 04 avr. 2011, 13:44

je suis séduit par l'architecture du RM 1060, mais habitué aux coques polyester monolithiques, je suis inquiet du vieillissement de la liaison quilles-coque: sur la documentation du chantier, on voit un berceau en acier-galva qui assure la répartition des efforts avec la coque en contreplaqué, mais je voudrais savoir comment est assurée le collage du contreplaqué et l'étanchéité, et comment cela vieillit et se comporte, notamment en cas de talonnage modéré ou de déséchouage avec un peu de ressac:( les rumeurs de pontons faisaient état il y a quelques années de coque qui pliaient sous les quilles lors d'échouage à faible vitesse ? )
PY

terry

Messagepar terry » 04 avr. 2011, 16:06

Bonjour Pierre,

Sur la technique pure, certains, ici, saurons mieux que moi t'expliquer les produits et types de mise en oeure.

Je te donne simplement un témoignage, Cayssials Sun se pose tous les jours (à St Goustan - 56) et a, depuis 2 années, parcourues 2.500 Miles.
Il ne donne aucun signe de fatigue au niveau de la jonction quilles - coque.

Globalement, il n'y a aucun effort structurel entre les quilles (qui reposent "sur" le berceau en acier) et la coque. Le raccord quille-coque étant uniquement une liaison étanche, sans effort particulier.


Bien à toi

Terry :)

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daniel Kerfriden
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Messagepar daniel Kerfriden » 04 avr. 2011, 18:41

salut
Je peux témoigner que le RM 1050 (je ne connais pas le RM 1060) est capable de talonnage dur, ce que nous avons subi en 2009. La coque n'a absolument pas bougé et le bois n'a pas souffert. Il a fallu refaire une stratification epoxy qui avait cédé et qui "soude" la structure en acier sur le fond du bateau. Après ce choc à plus de 4 kt sur un rocher, on était content.
Nous n'avons pas pris d'eau. Bref, c'est du costaud, sans doute plus costaud que les bateaux plastique que j'ai pu voir au chantier après un talonnage similaire.
Pour ce qui concerne les rumeurs de pontons, elles sont malveillantes et sans fondement et la majorité des propriétaires de RM sont très satisfaits de leur bateau et de la solidité de l'ensemble.

cordialement
daniel
Dernière modification par daniel Kerfriden le 04 avr. 2011, 18:45, modifié 1 fois.
Daniel et Danièle Kerfriden

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Jean Michel
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Messagepar Jean Michel » 05 avr. 2011, 13:03

Bonjour,

Le principe de la construction : les liaisons entre le contre-plaqué sont assurées par des "joints congés" en époxy chargé et tissus biais résinés.
C'est très costaud si c'est bien réalisé.

La structure métallique est fixée sur les varangues par liaison mécanique (boulons) et par stratification (tjs époxy); les varangues étant elles mêmes fixées par joints congés et bibiais sur les bordés.

Les quilles sont boulonnées sur la structure métallique. Il ne doit pas y avoir de contact entre les quilles et le contreplaqué.

Reste à assurer l'étanchéité et l'isolement quille / bordé en CP ce qui est réalisé par une "coquille" et de la résine époxy chargée. Cela ne pose pas de problème si c'est bien réalisé.

Il y a un post la dessus dans le forum réservé aux adhérents : https://www.rm-asso.org/forums/viewtopic.php?id=308

Voila le schema de principe

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Jean Michel
Dernière modification par Jean Michel le 05 avr. 2011, 13:07, modifié 1 fois.

gil.mercier

Messagepar gil.mercier » 16 avr. 2011, 19:31

Sur le RM 900, que je connais (à l'inverse des autres), le cadre n'est pas en acier mais en fonte. Il est collé à la coque à la résine epoxy, qui ne lâche JAMAIS. Le bois se délamine, le cadre en fonte casse, mais la colle ne cède jamais.
Les RM sont comme TOUS les bateaux: ils n'aiment pas les talonnages à grande vitesse. Je le sais. Je l'ai fait dans la jument du Golfe avec une vitesse sur le fond de 12 noeuds. Mais je suis toujours propriétaire du bateau (réparé) quinze ans après. Pour ce qui est des échouages volontaires un peu ollé-ollé, je n'ai jamais eu le moindre doute sur la capacité de la structure: la quille tombe sur le bouchain inférieur, un endroit qui structurellement est extrêmement solide.
Essayez donc un talonnage à 12 noeuds avec n'importe quel bateau en plastique, et vous verrez que le RM 900 (et peut être les autres RM) comparent très bien.
J'ai vu chez un chantier ami spécialisé dans les réparations de structure ce qui se passe quand un X-yacht, avec un beau cadre en acier galavanisé, touche à bonne vitesse. C'est pas beau.
Gil Mercier, heureux propriétaire du RM 900 "Zest of Izenah", basé à l'île aux Moines, Morbihan.


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