Publié : 10 juil. 2011, 15:01
Salut à tous,
Notre RM est de retour à La Roche-Bernard après un beau périple (qui restera mémorable !) qui nous a emmené jusqu'à Galway...
Michel, mon co-propriétaire a monté le bateau jusqu'à Galway où je l'ai rejoins pour profiter de la houle et des dépressions successives avant de redescendre :rolleyes:
Enfin, c'est beau quand même l'irlande, et la trinquette indispensable (2 ris + trinquette... c'est la config de base)
Venons en aux faits :
Lors de la montée, après une traversée depuis Camaret sans tracas notable (si ce n'est les petites entrées d'eau par les vis des grands hublots de roof), Michel décide de faire un stop aux Scillys, la météo annonçant un coup de vent. Il prend donc vers 23h une bouée à Ste Mary. Comme d'habitude, il met 2 amarres sur la bouée.
Comme prévu ça souffle fort avec des pointes à environ 40 Noeuds dans la nuit...
3h00 du matin environ, Michel est réveillé par un bruit sourd sur la coque.... il sort en 4e vitesse et démarre le moteur (qui dieu merci démarre au 1/4 de tour) en comprenant que les amarres ont laché et a donc pu éviter de finir sur les rochers qui n'étaient semble-t-il déjà plus très loin ! le bruit a été a posteriori analysé comme un choc sur une autre bouée... merci à elle (pas de dégât hormis une petite rayure....)
Les deux équipiers avec lesquels il naviguaient prennent le temps de s'habiller avant de sortir ; Michel fait alors la manoeuvre pour prendre une nouvelle tonne. Les équipier arrivent à attraper la tonne mais le bruit du vent n'aidant pas à la compréhension entre l'avant et l'arrière Michel continue en avant pendant que les équipiers tentent de retenir la tonne et d'y passer un boot...... la force nécessaire a alors eu raison du balcon avant tribord qui a cédé d'un coup.... et projetté l'un des équipiers à l'eau
(l'autre étant resté par on ne sait quel miracle sur le pont).
Heureusement, l'équipier en question, triathlète entrainé, s'est immédiatement accroché à la tonne. Michel lui a crié qu'il faisait un tour et qu'il le reprenait, ce qui a suffit à le rassurer (la manoeuvre était pourtant pas gagnée d'avance). L'autre équipier à alors décroché l'échelle arrière et la manoeuvre de récupération s'est déroulée comme par magie sans difficulté malgré le vent fort (l'équipier avait une lampe frontale qui a facillité sa visiblité) ! C'est là qu'on bénit cette longue échelle qui descend profond sous l'eau et permet de remonter bien plus facilement à bord !!!
Après la manoeuvre... (les conditions du récit qui m'a été fait restent un peu confuses à ce moment), notre ancre est venue cogner les chandelier d'un OVNI.... (tordant le chandelier... et même l'ailette de notre ancre) qui venait lui aussi de rompre ses amarres ; dans un premier temps le type était de façon compréhensible mécontent, mais finalement, il a réalisé ce qui aurait pu se produire si ce choc salvateur ne l'avait pas réveillé également !!!).
Il a alors été décidé d'aller finir la nuit le long du quai (où plusieurs autres bateaux ont fini la nuit également...) : Nuit, fatigue, stress, froid, confusion...... Le second équipier n'a pas réalisé qu'il n'y avait plus de filière et a également fini dans l'eau en approchant de l'échelle.... (mais est remonté tout de suite sur le quai par l'échelle non sans avoir crié "un homme à la mer"....). Après une douche chaude (c'est bien le Webasto), nos deux équipiers ont fini la nuit sains et saufs dans leur duvet, pendant que Michel revivait sans parvenir à s'endormir les événements de la nuit en imaginant tous les scenarii possibles (selon les équipiers, le bateau sur la cote....) ; je pense que tout chef de bord comprendra....
Pour l'anectode.... Michel s'est vu facturer le supplément "quai" pour la nuit.... :/
Le balcon de notre RM n'est fixé que par de petites vis traversant le pont (sans contre-plaque d'ailleurs) et soudées sous les platines du balcon ; c'est joli, mais fragile .... La réparation faite par un chantier sur place a été rapide et sérieuse (contre-plaque). Nous ferons le balcon contro-latéral en préventif cet hiver et reverrons la question de la ligne de vie, fixée sur les balcons....)
Afin que cette mésaventure ne soit pas inutile pour tous, et après en avoir discuté avec le capitaine du port des Scillys (plusieurs bateaux finissent à la cote tous les ans) je vous fait part de la solution qu'il propose :
- afin de limiter les frottements et le risque de rupture des amarres il faut faire un tour mort autour de l'anneau sur la bouée (et bien sûr toujours mettre 2 amarres, ce que l'on faisait déjà). C'est un peu pénible quand on repart car c'est beaucoup plus dur à lâcher mais c'est très efficace, il faut le reconnaître.
- d'autres solutions sont possibles mais je vous laisse en débattre
.
En repartant des Glénans (nous avons pris une bouée à la chambre en compagnie de Brasse-Bouillon) le 28 Juin au matin, nous avons vu un bateau sur les rochers, qui n'y était pas la veille à notre arrivée (il était sur le mouillage de l'autre coté.... plus exposé aux vents de Nord-Ouest), qui nous a donné un frisson dans le dos....
Attention donc à vos amarres au mouillage.... et vérifiez bien que votre balcon sur 1050 n'est pas un peu branlant !!!
Bonnes navigations à tous
Notre RM est de retour à La Roche-Bernard après un beau périple (qui restera mémorable !) qui nous a emmené jusqu'à Galway...
Michel, mon co-propriétaire a monté le bateau jusqu'à Galway où je l'ai rejoins pour profiter de la houle et des dépressions successives avant de redescendre :rolleyes:
Enfin, c'est beau quand même l'irlande, et la trinquette indispensable (2 ris + trinquette... c'est la config de base)
Venons en aux faits :
Lors de la montée, après une traversée depuis Camaret sans tracas notable (si ce n'est les petites entrées d'eau par les vis des grands hublots de roof), Michel décide de faire un stop aux Scillys, la météo annonçant un coup de vent. Il prend donc vers 23h une bouée à Ste Mary. Comme d'habitude, il met 2 amarres sur la bouée.
Comme prévu ça souffle fort avec des pointes à environ 40 Noeuds dans la nuit...
3h00 du matin environ, Michel est réveillé par un bruit sourd sur la coque.... il sort en 4e vitesse et démarre le moteur (qui dieu merci démarre au 1/4 de tour) en comprenant que les amarres ont laché et a donc pu éviter de finir sur les rochers qui n'étaient semble-t-il déjà plus très loin ! le bruit a été a posteriori analysé comme un choc sur une autre bouée... merci à elle (pas de dégât hormis une petite rayure....)
Les deux équipiers avec lesquels il naviguaient prennent le temps de s'habiller avant de sortir ; Michel fait alors la manoeuvre pour prendre une nouvelle tonne. Les équipier arrivent à attraper la tonne mais le bruit du vent n'aidant pas à la compréhension entre l'avant et l'arrière Michel continue en avant pendant que les équipiers tentent de retenir la tonne et d'y passer un boot...... la force nécessaire a alors eu raison du balcon avant tribord qui a cédé d'un coup.... et projetté l'un des équipiers à l'eau
Heureusement, l'équipier en question, triathlète entrainé, s'est immédiatement accroché à la tonne. Michel lui a crié qu'il faisait un tour et qu'il le reprenait, ce qui a suffit à le rassurer (la manoeuvre était pourtant pas gagnée d'avance). L'autre équipier à alors décroché l'échelle arrière et la manoeuvre de récupération s'est déroulée comme par magie sans difficulté malgré le vent fort (l'équipier avait une lampe frontale qui a facillité sa visiblité) ! C'est là qu'on bénit cette longue échelle qui descend profond sous l'eau et permet de remonter bien plus facilement à bord !!!
Après la manoeuvre... (les conditions du récit qui m'a été fait restent un peu confuses à ce moment), notre ancre est venue cogner les chandelier d'un OVNI.... (tordant le chandelier... et même l'ailette de notre ancre) qui venait lui aussi de rompre ses amarres ; dans un premier temps le type était de façon compréhensible mécontent, mais finalement, il a réalisé ce qui aurait pu se produire si ce choc salvateur ne l'avait pas réveillé également !!!).
Il a alors été décidé d'aller finir la nuit le long du quai (où plusieurs autres bateaux ont fini la nuit également...) : Nuit, fatigue, stress, froid, confusion...... Le second équipier n'a pas réalisé qu'il n'y avait plus de filière et a également fini dans l'eau en approchant de l'échelle.... (mais est remonté tout de suite sur le quai par l'échelle non sans avoir crié "un homme à la mer"....). Après une douche chaude (c'est bien le Webasto), nos deux équipiers ont fini la nuit sains et saufs dans leur duvet, pendant que Michel revivait sans parvenir à s'endormir les événements de la nuit en imaginant tous les scenarii possibles (selon les équipiers, le bateau sur la cote....) ; je pense que tout chef de bord comprendra....
Pour l'anectode.... Michel s'est vu facturer le supplément "quai" pour la nuit.... :/
Le balcon de notre RM n'est fixé que par de petites vis traversant le pont (sans contre-plaque d'ailleurs) et soudées sous les platines du balcon ; c'est joli, mais fragile .... La réparation faite par un chantier sur place a été rapide et sérieuse (contre-plaque). Nous ferons le balcon contro-latéral en préventif cet hiver et reverrons la question de la ligne de vie, fixée sur les balcons....)
Afin que cette mésaventure ne soit pas inutile pour tous, et après en avoir discuté avec le capitaine du port des Scillys (plusieurs bateaux finissent à la cote tous les ans) je vous fait part de la solution qu'il propose :
- afin de limiter les frottements et le risque de rupture des amarres il faut faire un tour mort autour de l'anneau sur la bouée (et bien sûr toujours mettre 2 amarres, ce que l'on faisait déjà). C'est un peu pénible quand on repart car c'est beaucoup plus dur à lâcher mais c'est très efficace, il faut le reconnaître.
- d'autres solutions sont possibles mais je vous laisse en débattre
En repartant des Glénans (nous avons pris une bouée à la chambre en compagnie de Brasse-Bouillon) le 28 Juin au matin, nous avons vu un bateau sur les rochers, qui n'y était pas la veille à notre arrivée (il était sur le mouillage de l'autre coté.... plus exposé aux vents de Nord-Ouest), qui nous a donné un frisson dans le dos....
Attention donc à vos amarres au mouillage.... et vérifiez bien que votre balcon sur 1050 n'est pas un peu branlant !!!
Bonnes navigations à tous