Publié : 06 nov. 2008, 21:10
Bonjour à tous,
Voilà, ça y est : dans une bonne semaine Fora Marine démarre la construction de notre RM 1050. Option prise mi-juin, commande confirmée début juillet, liste d'options close fin octobre, couleurs choisies début novembre (bleu foncé - je sais, c'est délicat, mais pas plus que de contrarier son épouse !), début de la construction mi-novembre, livraison fin février, prise en mains à La Rochelle mi-avril, après quoi une navigation paisible de quelques mois devrait ramener notre bateau à Breskens, son port d'attache au sud des Pays-Bas (nous habitons Kortrijk, en Belgique).
Non seulement l'AvRM et son forum m'ont été d'une grande aide dans tout ce trajet (merci), mais je peux même dire - et j'espère que Mr. Lepoutre lit ceci avec vous - que vous avez été un des éléments décisifs de notre choix. Bien sur, vous aborder vos multiples problèmes avec vos RM chéris. Mais quel chantier est-il parfait ? Faut lire aussi les autres forums ! Je me prépare donc au pire, de sorte que la surprise ne peut être que bonne. Mais vous parlez aussi avec un tel enthousiasme et engouement de vos bateaux et vos navigations (photos à l'appui). Un RM n'est de toute évidence pas fait pour rester au port, mais pour naviguer, naviguer vite, bien et loin. Depuis 2000 j'ai totalisé avec mon First 32. à peu près 9.500 miles, dont 5.500 en solo. Rien de spécial quand je compare avec certains d'entre vous, mais à en croire les statistiques quand même bien plus que la moyenne des bateaux dans nos ports. J'ai donc cru comprendre de vos histoires que le RM est aussi fait pour moi. Enfin votre convivialité, votre plaisir de vous rencontrer même virtuellement, de fignoler vos bateaux, de vous y entraider … tout cela donne vraiment envie de se joindre à vous. J'espère vous rencontrer nombreux l'année prochaine entre La Rochelle et Breskens.
L'épineux problème du nom a aussi été élucidé. Ce sera Deodakni.
Le Deodakni, c'est bien des choses pour moi.
Tout d'abord, le Deodakni est un sommet Himalayen de 6.075 mètres d'altitude, 'dont le nom signifie "d'où l'on voit les Dieux"' Je cite Marie-Louise Plovier-Chapelle à la page 171 de son livre 'Pèlerinage interdit'. Le vendredi 20 juin 1952, à 12 heures, elle fut 'la première à faire une trace et à poser le pied sur cette cime inviolée' et du coup 'la première Française à gravir un sommet Himalayen' (page 182).'Une demi-heure d'un bonheur qui meuble une existence. Qu'importe si nous avons à le payer fort cher, nous acceptons le risque, mais pendant cette demi-heure nous ne voulons pas y penser, nous sommes "contemplation". C'est peut-être cela notre paradis et le "nirvana" des bouddhistes.'(page 183).
C'est cette même femme qui quelques années plus tard m'apprit la montagne, le goût de la découverte, de l'aventure, le plaisir de l'effort, de me mesurer aux éléments de la nature, de la mériter, de la respecter, de l'admirer, d'en jouir. Cette femme, c'était ma grand-mère !
Le Deodakni ne fut pour elle pas seulement l'aboutissement d'un rêve invraisemblable, un souvenir magnifique, mais aussi une porte ouverte sur bien d'autres nouvelles aventures. De même, j'espère que ce bateau, qui bien évidemment est déjà l'aboutissement d'un rêve magnifique, sera aussi une porte ouverte sur encore bien d'autres découvertes.
La dernière fois que j'ai vu ma grand-mère, on l'avait emmené voir dans sa chaise roulante 'sa' mer du Nord (car elle n'aimait pas que la montagne). En la reconduisant avec mon frère à sa maison de repos, la conversation se porta spontanément sur nos vacances de jeunesse, aussi bien à la mer qu'en montagne, et bien souvent avec elle. 'Vous avez eu une belle enfance' nous disait-elle. Une magnifique enfance, Bonne-mamie ! Merci. Merci pour tout. Merci de nous avoir guidés nous aussi vers le sommet de 'notre' Deodakni. Merci pour 'mon' Deodakni, 'd'où l'on voit les Dieux'.
Merci aussi à vous tous, et à bientôt !
Chris.
PS : Je promets d'être plus bref à l'avenir !
Voilà, ça y est : dans une bonne semaine Fora Marine démarre la construction de notre RM 1050. Option prise mi-juin, commande confirmée début juillet, liste d'options close fin octobre, couleurs choisies début novembre (bleu foncé - je sais, c'est délicat, mais pas plus que de contrarier son épouse !), début de la construction mi-novembre, livraison fin février, prise en mains à La Rochelle mi-avril, après quoi une navigation paisible de quelques mois devrait ramener notre bateau à Breskens, son port d'attache au sud des Pays-Bas (nous habitons Kortrijk, en Belgique).
Non seulement l'AvRM et son forum m'ont été d'une grande aide dans tout ce trajet (merci), mais je peux même dire - et j'espère que Mr. Lepoutre lit ceci avec vous - que vous avez été un des éléments décisifs de notre choix. Bien sur, vous aborder vos multiples problèmes avec vos RM chéris. Mais quel chantier est-il parfait ? Faut lire aussi les autres forums ! Je me prépare donc au pire, de sorte que la surprise ne peut être que bonne. Mais vous parlez aussi avec un tel enthousiasme et engouement de vos bateaux et vos navigations (photos à l'appui). Un RM n'est de toute évidence pas fait pour rester au port, mais pour naviguer, naviguer vite, bien et loin. Depuis 2000 j'ai totalisé avec mon First 32. à peu près 9.500 miles, dont 5.500 en solo. Rien de spécial quand je compare avec certains d'entre vous, mais à en croire les statistiques quand même bien plus que la moyenne des bateaux dans nos ports. J'ai donc cru comprendre de vos histoires que le RM est aussi fait pour moi. Enfin votre convivialité, votre plaisir de vous rencontrer même virtuellement, de fignoler vos bateaux, de vous y entraider … tout cela donne vraiment envie de se joindre à vous. J'espère vous rencontrer nombreux l'année prochaine entre La Rochelle et Breskens.
L'épineux problème du nom a aussi été élucidé. Ce sera Deodakni.
Le Deodakni, c'est bien des choses pour moi.
Tout d'abord, le Deodakni est un sommet Himalayen de 6.075 mètres d'altitude, 'dont le nom signifie "d'où l'on voit les Dieux"' Je cite Marie-Louise Plovier-Chapelle à la page 171 de son livre 'Pèlerinage interdit'. Le vendredi 20 juin 1952, à 12 heures, elle fut 'la première à faire une trace et à poser le pied sur cette cime inviolée' et du coup 'la première Française à gravir un sommet Himalayen' (page 182).'Une demi-heure d'un bonheur qui meuble une existence. Qu'importe si nous avons à le payer fort cher, nous acceptons le risque, mais pendant cette demi-heure nous ne voulons pas y penser, nous sommes "contemplation". C'est peut-être cela notre paradis et le "nirvana" des bouddhistes.'(page 183).
C'est cette même femme qui quelques années plus tard m'apprit la montagne, le goût de la découverte, de l'aventure, le plaisir de l'effort, de me mesurer aux éléments de la nature, de la mériter, de la respecter, de l'admirer, d'en jouir. Cette femme, c'était ma grand-mère !
Le Deodakni ne fut pour elle pas seulement l'aboutissement d'un rêve invraisemblable, un souvenir magnifique, mais aussi une porte ouverte sur bien d'autres nouvelles aventures. De même, j'espère que ce bateau, qui bien évidemment est déjà l'aboutissement d'un rêve magnifique, sera aussi une porte ouverte sur encore bien d'autres découvertes.
La dernière fois que j'ai vu ma grand-mère, on l'avait emmené voir dans sa chaise roulante 'sa' mer du Nord (car elle n'aimait pas que la montagne). En la reconduisant avec mon frère à sa maison de repos, la conversation se porta spontanément sur nos vacances de jeunesse, aussi bien à la mer qu'en montagne, et bien souvent avec elle. 'Vous avez eu une belle enfance' nous disait-elle. Une magnifique enfance, Bonne-mamie ! Merci. Merci pour tout. Merci de nous avoir guidés nous aussi vers le sommet de 'notre' Deodakni. Merci pour 'mon' Deodakni, 'd'où l'on voit les Dieux'.
Merci aussi à vous tous, et à bientôt !
Chris.
PS : Je promets d'être plus bref à l'avenir !